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14mai13


Turquie: les attentats, œuvre des forces subversives dans le pays (Damas)


Le double attentat meurtrier qui a frappé récemment la ville turque de Reyhanli profite aux forces à l'intérieur même de la Turquie qui ne veulent pas que le problème kurde soit réglé, a estimé mardi le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil.

"Il y a des forces d'extrême droite en Turquie qui ne sont pas intéressées à la résolution de la question kurde", a déclaré M.Jamil dans une interview à RIA Novosti.

Selon ce dernier, ces forces, bien informées sur la situation dans la province multiethnique et multiconfessionnelle de Hatay (où se trouve la ville de Reyhanli, ndlr) où cohabitent des Kurdes, des Arabes, des Turcs, des sunnites et des alaouites, veulent les désunir, voire "morceler".

"Ces crimes doivent être instruits", a indiqué le vice-premier ministre syrien, sans exclure que les services secrets de certains pays régionaux et occidentaux puissent y être impliqués.

M.Jamil estime que certaines forces politiques dans la région et en Occident, irritées par des perspectives de règlement politique en Syrie à l'issue d'une rencontre début mai entre les chefs de diplomatie russe et américain, accusent la Syrie d'avoir perpétré les récents attentats. Ces forces ne veulent guère reconnaître l'échec du choix en faveur d'une résolution de la crise manu militari.

"Ces forces parlaient auparavant d'armes chimiques et évoquent maintenant des attentats à titre de prétexte (pour intervenir en Syrie, ndlr)", a ajouté le vice-premier ministre syrien.

Deux véhicules piégés contenant environ une tonne d'explosif ont sauté samedi 11 mai à 15 minutes d'intervalle devant la mairie de Reyhanli, à huit kilomètres de la frontière syrienne, faisant 46 morts et 155 blessés. Six personnes sont portées disparues. Les autorités turques se sont empressées d'accuser Damas, mais ce dernier a rejeté ces accusations.

En mars dernier, Ankara a obtenu un accord avec les séparatistes kurdes sur le retrait des combattants kurdes du territoire turc, notamment la province de Hatay. Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a averti que le pays traversait un moment grave, et que le risque de provocations augmentait. Le retrait entamé le 8 mai dernier est le résultat des négociations menées depuis octobre dernier par les autorités turques avec le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan.

Le PKK avait mené depuis 1987 une lutte armée pour la création d'un Kurdistan indépendant dans le sud-est de la Turquie. Ce conflit sanglant, long de 35 ans, a fait plus de 40.000 morts.

Le PKK est reconnue comme organisation terroriste par l'Onu.

[Source: Ria Novosti, Damas, 14mai13]

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